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18.04.2008
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18.04.2008

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Chap2: Politique et Religion en Europe [1517-1618]

Chap2: Politique et Religion en Europe [1517-1618]

Publié le 18/04/2008 à 12:00 par mescours
CHAPITRE 2: Politique et Religion en Europe [1517-1618]

1517=> Début du protestantisme en Europe avec Martin Luther.
1618=> Début de la guerre de trente ans.

***Complément***
Guerre de 30 ans
La guerre de Trente Ans est une suite de conflits armés qui ont déchiré l’Europe de 1618 à 1648. Les combats se déroulent initialement et principalement dans les territoires d’Europe centrale dépendant du Saint Empire romain germanique, mais impliquent la plupart des puissances européennes, à l’exception notable de l’Angleterre et de la Russie. Dans la seconde partie de la période, les combats se portent aussi en France, aux Pays-Bas, en Italie du nord, en Catalogne, etc. Pendant ces trente années, la guerre change progressivement de nature et d’objet : commencée en tant que conflit religieux, elle se termine en lutte politique entre la France et la Maison d’Autriche.
Ses origines sont multiples, même si la première est l’opposition religieuse et politique entre catholiques et protestants luthériens ou calvinistes. D’autres ressorts : tentations hégémoniques ou d’indépendance, rivalités commerciales, ambitions personnelles, jalousies familiales y trouvent leur exutoire.
La défenestration de Prague, épisode relativement anodin, est la cause immédiate du conflit, mais la disproportion est grande entre l’étincelle initiale et la gravité et la durée du conflit – celles-ci ne peuvent se comprendre que par l'existence de causes profondes qui atteignent leur paroxysme pendant la même période.
****************

A la fin du Moyen-Âge, le christianisme européen semble traverser une crise de conscience et un litige catholique dirigé par les papes de la Renaissance. Des mouvements réformateurs ont déjà donnés des signaux d'alertes, c'est le cas du mouvement des lollards en Angleterre inspirait par Wyliff. Mouvement qui dénonce le pouvoir et la rapacité fiscale de la curie romaine. Le mouvement s'en prenait aussi à des points du dogme, en matière eucharistique. Un autre mouvement, le mouvement Hussites, constitué des Tchèques de Prague s'en est pris à la hiérarchie ecclésiastique et ils cherchaient à constituer un nationalisme ecclésiastique

***Complément***
Hussites
Les hussites sont divisés en deux groupes :
- les Utraquistes praguois
- les radicaux Taborites
Le 30 juillet 1419, une procession de la Nouvelle Ville de Prague, conduite par Jan Želivský, prédicateur à Notre-Dame des Neiges, est atteinte par des pierres. Des émeutes éclatent, et les hussites prennent l'hôtel de ville, défenestrant les échevins. Le mois suivant, la mort de Venceslas Ier provoque des émeutes marquées par des profanations iconoclastes.
En juillet 1420, ils élaborent les quatre articles de Prague, qui forment la base de leur programme dont ils exigent la reconnaissance par le pouvoir royal. Ces quatre articles sont :
- la communion sous les deux espèces (les communiants devant manger l'hostie et boire le vin),
- la pauvreté des ecclésiastiques,
- la punition des péchés mortels sans distinction selon le rang ou la naissance du pêcheur,
- liberté du prêche.
Leur volonté est également de convertir toute la chrétienté à leurs idées; pour cela, ils envoient des émissaires partout en Europe.
Le refus par l'empereur Sigismond Ier d'accepter les Articles de Prague provoque les guerres hussites qui déchirent le pays de 1419 à 1436. Conduits par Jan Žižka (mort en 1424) puis Prokop Holý, les hussites remportent maintes batailles, ce qui ouvre la voie aux pourparlers qui aboutissent sur un compromis, les Compacta (1433), qui autorisent la communion sous les deux espèces.
Maîtrisant la Bohême et la Moravie, les hussites font des raids vers l'extérieur, pour essayer d'exporter leur mouvement : Silésie, Haute-Hongrie, Autriche, Saxe (1429-1430), Pologne (1433).
Les taborites (l'aile gauche, pourrait-on dire, du mouvement hussite) se soulèvent encore et sont vaincus à la bataille de Lipany en 1434, par les hussites modérés alliés aux catholiques. Ensuite, la diète d'Iglau (actuelle Jihlava) reconfirme les Compacta (1436). En 1458, les hussites et les catholiques s'entendent pour élire Georges de Poděbrady, représentant le juste milieu hussite, sur le trône de Bohême. La diète du royaume de Bohême, réunie à Kutná Hora en 1485 confirme une nouvelle fois les Compacta, qui resteront applicables dans le royaume de Bohême jusqu'en 1567.
****************

A la fin du XVéme siècle, la chrétienté attend des réformes.

I)Les origines de la réforme

Plusieurs débats eurent lieux et certaines réformes apparurent à cause des abus et de l'insuffisance de l'Église et d'autres ont insisté sur des causes économiques et sociales. D'autres encore sur des causes plus religieuses et spirituelles et enfin, des historiens comme Max Weber se sont inspirés des thèses Marxistes, ainsi c'est la religion qui a contribué aux transformations économiques.

A) Abus et insuffisances de l'Église

On se place au niveau des paroisses et des chrétiens dans les états européens qui sont dirigés par des curés qui n'ont pas été bien formés dans la mesure ou il n'y avait pas de séminaires et que la distinction entre eux et le peuple était inexistante. Exagération car Rabelais et Erasme écrivirent des pages sévères contre le bas clergé ainsi que de nombreuses moqueries à l'encontre des moines. Dans beaucoup de paroisses, les curés abusent de leur statut pour s'enrichir.
Le haut clergé, les évêques qui sont la plupart du temps de grands seigneurs choisit par le pape et sont d'avantage des relais de l'autorité temporelle du pape plutôt que spirituelle. L'Église fait passée le message suivant dans le peuple « plus on lui donne de l'argent et plus ils auront de chance d'être sauvé ».

Bleu = Ciel
Lys = Fleur qui symbolise la filiation divine
Blanc = Pureté
Le roi est souvent assimilé à une abeille dans la mesure ou il est à la tête de la ruche.

Le bas clergé, religieux (couvents) ainsi que les curés de paroisses. Les vicaires ont très mauvaises réputations et les auteurs les accusent souvent d'être ignorants, paresseux et alcooliques.

B) Volonté de réforme

Plusieurs conciles eurent lieux au XVéme siècle afin d'essayer de réformer l'Église C'est le cas du Concile de Constance [1414-1418], Concile de Bâle [1431] et du concile de Latran [1512-1517]. Cependant, il n'y eut pas de grandes décisions, réaffirmation de la supériorité du Pape sur les conciles qui est le véritable chef temporel et spirituel de l'Église Un mouvement qui réclame la réforme se manifeste aussi à l'intérieur du Clergé ou les ecclésiastiques proposaient la solution.

C) La hantise du Salut

***Complément***
Salut
Le salut est un cadeau de Dieu. Aucun homme ne mérite le paradis. Mais à cause de Son amour, Dieu a sacrifié Son propre fils, Jésus. Désormais l'homme qui acceptera de donner sa vie à Dieu obtiendra le salut, c'est-à-dire l'assurance d'être délivré d'une condamnation certaine : aller en enfer. Ce n'est pas peut-être, ni si je fais de bonnes œuvres, ni sous quelqu'autre condition... C'est une affirmation, une assurance que chaque chrétien reçoit personnellement !
****************

Au XIIIéme siècle, l'Église enseigne qu'au moment de la mort, le jugement sera immédiat en fonction du poids de nos péchés. Dans la religion chrétienne, au moment de la mort notre âme s'échappe du dogme du christianisme, ainsi l'âme est immortelle (métempsycose). La notion de jugement est forte et c'est cela qui a permis à l'Église de contrôler la population. De ce fait, il fallait croire en Dieu et faire de bonnes œuvres afin d'être sauvé (testament, argent donné à l'Église, le couvent, dons aux hôpitaux et faire des pèlerinages). Il y a aussi l'achat des indulgences qui donne des chances d'aller au paradis. Cette hantise d'aller en Enfer se mesure aussi dans la volonté de se faire enterrer au plus prés des églises et à l'intérieur même de celles-ci (réservé aux plus riches).
Il y eut une réaction parmi les élites ecclésiastiques, laïques qui sont hostiles à ce formalisme religieux. Ce ne sont pas des manifestations externes mais un sentiment interne qui est imprégné.

D) Le rôle de l'imprimerie et des humanistes

L'imprimerie permettait de diffuser en quantité des œuvres mais elle était fragilisée lors de la diffusion d'ouvrage s'attaquant au clergé qui proposait de ce fait des textes modifiés. Humanistes comme Erasme (prince des humanistes) a rédigé des livres à succès sur le rôle de l'évangile et une nouvelle version de la Bible traduite par Erasme. Jusqu'en 1516, le texte de référence avec la bible de St Jérôme et la Vulgate. Luther travaille sur un texte rectifié « Erasme a pondu l'œuf, et Luther l'a trouvé ». Les humanistes ont durement critiqué l'Église et le clergé. Ils ont proposés une religion chrétienne plus intellectuelle, moins superstitieuse nourrit par les textes humanistes. Ils ont une conception optimiste des hommes dans la mesure ou les hommes peuvent faire le bien s'ils le désirent. C'est à chacun d'entre nous de choisir notre voie. Cependant, à l'époque peu de gens savent lire et écrire... même parmi les élites.

II)Le protestantisme

A) Le luthéranisme

***Complément***
Martin Luther (10 novembre 1483, Eisleben - 18 février 1546, Eisleben)
C'était un moine augustin allemand. Il est présumé fondateur du protestantisme (ou plus exactement du luthéranisme). Il a traduit la Bible en allemand, « la langue du peuple ».
Le 31 octobre 1517, il placarde sur les portes de la chapelle du château de Wittenberg ses " 95 thèses " condamnant violemment la vente d'indulgence que pratiquait l'Église catholique, et plus durement encore les pratiques du Haut clergé - principalement de la papauté. Aussi s'insurgeait-il contre l'imposition de dogmes tels que celui du Purgatoire. Le pape Léon X (de la dynastie Médicis) lui ordonne de se rétracter par la bulle pontificale Exsurge Domine, mais il la brûlera en public et rompra d'avec Rome. Il recevra, le 3 janvier 1521, la bulle Decet romanum pontificem qui lui signifie son excommunication.
La théologie de Luther peut s’énoncer en quatre points:
L’homme est perdu dans son péché: Ni la chair, ni l’esprit de l’homme ne sont libres de la corruption du péché originel. Le péché majeur est selon Luther l’égoïsme, qui éloigne de Dieu et des autres. Surtout au début de sa vie, Luther pensait que sa génération était mûre pour le Jugement dernier.
Homme de la Renaissance, il condamne la fuite du monde au profit d’une vie terrestre: Il condamne la vie monastique. Avec Dein Ruf ist dein Beruf (ta vocation est ton métier) il suggère que la vocation de tout un chacun n’est pas de chercher Dieu mais de s’incarner dans le monde.
« Libère moi selon ta justice » (Psaume 31): Dieu accueille l’homme pêcheur qui s’abandonne à lui. Le seul lien possible entre Dieu et les hommes est la Foi. Les actes ne peuvent donc rien : il ne sert à rien d’être charitable, généreux, pieux… si l’on n’a pas la Foi. Il faut d’abord s’abandonner à Dieu pour ressentir la Foi ; les actes viendront ensuite d’eux-mêmes, ainsi que le Salut. A noter que la théologie luthérienne est très théocentrée (se concentre sur le Père) alors que le catholicisme de l’époque est principalement dirigé vers le Christ intercesseur.
L’autorité de l'évangile: L’homme n’a qu’un seul guide infaillible pour trouver le bon chemin, c’est la Parole de Dieu, l'écriture qui le mène au Christ. Dieu, le seul être entièrement libre donne à chaque homme la possibilité d’accepter où de refuser la Parole et la Foi. La religion est une affaire personnelle. On a ici une pensée charnière entre le pessimisme du Moyen Âge et le « libre arbitre-isme » des humanistes. L’homme est rendu capable par la puissance de l'évangile d’abandonner son péché pour trouver sa liberté en Christ.
****************

Martin Luther [1483-1546] était un religieux de l'ordre des Augustins. C'est lui qui a fondé le 1er protestantisme en Europe dés 1517. Il entre dans l'ordre Augustin à la suite d'un vœu Comportement austère et peur du Salut. Il fait également ses études jusqu'à devenir professeur de théologie dans l'université de Vittenberg en Saxe. A partir de 1513, il s'intéresse à St Paul. Il coince sur « La justice de Dieu est révélée dans l'évangile comme il est écrit le juge vivra par la foi ». Luther se persuade que la justice que Dieu rend à celui qui à la foi. Ainsi, c'est la foi qui prime sur tout!
« Sola gratia, Sola fide, Sola scriptura » (« Par la grâce, par la foi seule, par l'écriture seule »), cette devise caractérise la réforme de Martin Luther qui signifie d'abord que l'homme n'est pas sauvé par ses œuvres morales ou pieuses. En fait Luther désire instaurer une relation de confiance avec Dieu et non plus une relation basée sur la peur et la culpabilité.
A la veille de la Toussaint 1517, Martin Luther, moine augustin, affiche ses thèses sur le « babillard », à côté de la porte de l’église du château de Wittenberg. Ce n’est pas un geste de provocation, c’est un affichage normal, pour une controverse, une « disputatio » . Luther donc souhaite engager un débat public. Il adresse, dans le même temps, un courrier à l'archevêque Albert de Brandebourg, demandant que les prédicateurs modifient leurs pratiques :

« (...) Vénérable Père en Christ, illustre Prince... Que Votre Grandeur, me pardonne, si moi, le plus vil des hommes, j’ai la témérité de Lui écrire ... Les Indulgences Papales sont colportées dans le pays sous le Nom de Votre Grandeur pour la construction de Saint Pierre ... Je déplore les fausses idées que ces prédicateurs répandent partout. Ces malheureuses âmes se figurent que, si elles achètent des lettres d’indulgences, elles sont sûres de leur salut... C’est ainsi que les âmes confiées à vos soins ... apprennent à marcher vers la mort ... C’est pourquoi je ne puis me taire plus longtemps ... Votre Grandeur pourra prendre connaissance de mes thèses ci-jointes. Elle verra combien la doctrine des Indulgences est discutable. »

Ainsi, Luther proteste rigoureusement et publie la même année 95 thèses contre la papauté. On sent déjà un mouvement contre la curie italienne. Les thèses de Luther seront traduites et se diffuseront en Allemagne. Cela est rejeté par les professeur de théologie dans la mesure ou cela met en péril l'autorité de l'empereur et du pape.

B) Calvinisme, religion réformée

***Complément***
Jean Calvin [1509-1564]
Le juriste français a fait de Genève la Rome protestante. Né à Noyon en Picardie (France), Calvin fut certes destiné à devenir prêtre mais il préféra à l'étude de la théologie celle de la jurisprudence, des langues classiques et de la rhétorique. Humaniste à l'esprit aiguisé, il se plongea avec beaucoup de sérieux dans l'analyse de la doctrine protestante qui s'était alors déjà largement implantée en Allemagne et en Suisse. En 1532, il rompit avec l'Église romaine et se proclama ouvertement adepte de la croyance évangélique, aveu qui lui valut de chercher asile à Bâle comme réfugié religieux.

***Complément***
Affaire des Placards
Dans la nuit du 18 octobre 1534, des protestants français placardent des proclamations contre la messe en différents lieux du pays et jusque sur la porte de la chambre de François 1er, à Amboise.
Rédigés par Antoine Marcourt, un pasteur de Neuchâtel, en Suisse, et imprimés dans la même ville, les placards s'intitulent : «Articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe papiste, inventée directement contre la sainte Cène de Notre Seigneur, seul médiateur et sauveur Jésus-Christ». Ils insultent la religion catholique et le dogme de l'eucharistie qui affirme la présence réelle du corps du Christ dans l'hostie consacrée.
Le roi de France, relativement indifférent aux questions religieuses, avait jusque-là fait preuve d'une grande ouverture d'esprit, n'hésitant pas à nouer des alliances avec les protestants d'Allemagne et le sultan de Constantinople. Mais il prend fort mal l'«affaire des placards» et, en représailles, ordonne la chasse aux hérétiques.
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C'est à Bâle qu'il publia son fameux ouvrage Christianae religionis institutio (Institution de la Religion chrétienne), parut tout d'abord en latin (1536) puis réédité en plusieurs langues et propagé dans toute l'Europe. Grâce à ce condensé, systématique et intelligent, de la doctrine protestante, le juriste Calvin acquit d'un coup le renom international d'un grand théologien.
Dans le cadre des aléas de la guerre, Calvin dut passer par Genève en 1536. A cette époque, la ville avait adopté déjà la nouvelle foi sous l'influence de Berne et sous la conduite spirituelle du réformateur Guillaume Farel. Celui-ci adjura son hôte prestigieux et providentiel de combattre à ses côtés pour affermir la Réforme à Genève. Calvin finit par céder. Ainsi débuta sa première phase d'action de chef de L'Église genevoise. Ce temps devait être court: en 1538, outrés par l'austérité du régime des mœurs, les habitants chassèrent Farel et Calvin. Ce dernier se rendit à Strasbourg où il devint professeur de théologie à l'université et directeur de conscience des nombreux réfugiés réformés accueillis par la ville alsacienne. L'Église française de Strasbourg, à laquelle Calvin donna une structure ecclésiastique et une liturgie, fut le modèle et l'exemple de l'Église telle que la concevait ce réformateur.
Entre-temps, Genève tournait une page de son histoire. Les fervents de Calvin s'étaient emparés du pouvoir et priaient le réformateur de revenir. Calvin acquiesça en 1541. En quelques années, il transforma de fond en comble l'Église et l'État de Genève et en fit la Rome protestante. La ville de Calvin eut longtemps la réputation d'une ville-république aux us et coutumes sévères, craignant Dieu et la loi, sous l'indéniable direction de l'Église, indépendante et supérieure au pouvoir temporel, inspiratrice et guide spirituel du gouvernement. Ce système codifié dans les Ordonnances ecclésiastiques, Calvin sut le défendre avec une discipline de fer contre tout adversaire. Ce puritanisme ne fut pas exempt parfois d'une impatience intolérante, presque fanatique.
Genève à la vie heureuse et se métamorphosa sous Calvin en un bastion de rigueur. Cependant, d'un autre côté, du vivant de son créateur, le calvinisme exalta l'instruction, les arts et les sciences ( en 1559, le réformateur fonda un collège et l'académie). Il encouragea, en outre, l'artisanat et le commerce qui muèrent Genève en une cité florissante.
Miné par la maladie, usé par une vie sans repos, Calvin s'éteignit prématurément en 1564. Il laissait une œuvre humaine qui a profondément influé sur le cours de l'histoire, tout au long des siècles.
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C) L'anglicanisme


***Complément***
Anglicanisme
L'anglicanisme, ou Communion anglicane, est un corps ecclésial chrétien épiscopal, dont l'identité est issue du XVIe siècle, en Angleterre, lorsque le roi Henri VIII a rompu avec le pape de Rome.
L'Église anglicane se dit à la fois catholique et réformée : catholique, parce qu'elle croit avoir conservé la succession apostolique, et réformée parce qu'elle a adhéré aux principes nouveaux de la réforme protestante. Des anglicans sont souvent réticents à se voir appelés « protestants ».
L'Église anglicane ne se considère pas comme protestante, mais plutôt comme une Église catholique non romaine. Toutefois, le pape Léon XIII ne lui reconnaît pas ce titre : l'encyclique Apostolicae Curae déclare que l'Église anglicane n'a pas la succession apostolique, ni la validité légale des ordinations.
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D) La religion protestante

Les Églises réformées se réclament principalement de Jean Calvin, mais aussi d'autres réformateurs tels que Ulrich Zwingli, Théodore de Bèze, Guillaume Farel et John Knox. Ces Églises ont essaimé principalement en Suisse, Écosse, Pays-Bas et en France, et, depuis, en Afrique du Sud, Corée du Sud, Nouvelle-Calédonie, au Québec et Polynésie française, etc. Dans les pays anglo-saxons, elles se nomment souvent presbytériennes.
Dans le cadre général de la théologie protestante, la théologie réformée met plus spécifiquement l'accent sur la toute-puissance de Dieu, sans contradiction avec la liberté, et à la responsabilité du chrétien. Au contraire, puisqu'il se sait pardonné et sauvé en Jésus-Christ, le chrétien peut conduire sa vie de manière exigeante et responsable en toute liberté, conciliant sanctification personnelle et engagement dans la société. Cette transcendance de Dieu implique aussi la relativisation de tous les pouvoirs humains, qu'ils soient religieux ou politiques.

En 1563, il est intéressant de voir cette année qui voit la fin du concile de trente [1545-1563] qui a réaffirmé les dogmes fondamentaux et a pris contre-pied les thèses protestantes. Cela est le point de départ de la contre-réforme, de la réforme et de la réformation.
- Réforme: Soucis de changer les choses dans l'Église
- Réformation: Action de réformer, voir comment on a appliqué les changements.
- Contre réforme: Action de reconquête vigoureuse pour repousser le protestantisme.
En 1564, c'est la mort de Calvin et la situation religieuse de l'Europe est figée. On y trouve l'Europe du Nord au Nord des Protestants comme la Scandinavie, les allemagnes sauf le Sud ou les îles britanniques sauf l'Irlande Au sud, un bloc catholique formé de l'Espagne, du Portugal et de l'Italie. Entre ces 2 blocs, il y a une situation contrastée, indécise ou l'on trouve des états ou cohabitent plus ou moins harmonieusement les catholiques et protestants comme en France, en Suisse ou aux Pays-bas.

III)L'échec de Charles Quint dans l'Empire

***Complément***
Charles Quint [1500-1558]
Charles de Habsbourg ou Charles Quint, né le 25 février 1500 à Gand en Flandre, actuelle Belgique, et mort le 25 septembre 1558 au monastère de Yuste en Espagne, fut Empereur du Saint Empire germanique (1519-1555) sous le nom de Charles V d'Allemagne, roi d'Espagne et de l’Amérique espagnole, sous le nom de Charles Ier d'Espagne (ou Carlos I), roi de Sicile, sous le nom de Charles IV (1516-1558) et duc de Brabant sous le nom de Charles II de Brabant (1515-1558).
Charles Quint est le produit d'une série d'alliances entre de nombreuses familles régnantes d'Europe, ce qui le met à la tête du plus vaste ensemble territorial d’Europe par simples héritages.
Dernier empereur germanique à nourrir le rêve carolingien de la monarchie universelle, Charles Quint voit son ambition d'unité européenne se briser sur la longue résistance à l'hégémonie Habsbourg, opposée, entre autres, par les rois de France François Ier et Henri II, mais aussi sur la déchirure religieuse irrémédiable provoquée par la Réforme protestante à partir de 1517. Découragé, il abdique ses différentes couronnes (1555-1556) et se retire au couvent. L'ensemble trop disparate de ses possessions, qui l'oblige durant tout son règne à d'épuisants voyages, est désormais géré séparément par les Habsbourg d'Espagne et les Habsbourg d'Autriche.
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Charles Quint est devenu empereur en 1519 et on a dit de lui qu'il régnait sur un empire « ou le soleil ne se couchait jamais » puisqu'il règne sur les territoires germaniques et sur ceux du nouveau monde ainsi que ceux de la famille d'Hambourg d'Autriche. Il y aura le schisme luthérien à saxe (dans le saint empire germanique). Dans le saint empire, la question était posé par les ritter qui gagnait leur vie en se mettant au service d'un prince. Au sein de la paysannerie allemande, de nombreuses tensions apparaissent étant donné que la pression démographique a morcelé les exploitations. Les seigneurs augmentent les corvées et les taxes dans ce contexte social ou éclata la révolte de Luther. Sa protestation soulève l'enthousiasme des allemands qui s'opposent aux romains (à la curie romaine) et aux impôts. La révolte de Luther se place dans un contexte favorable et il y a des choix stratégiques comme en 1525 avec la guerre des paysans qui dérive vers la violence, dans sa phase pacifique. Les paysans demandent la suppression de la corvée, la baisse des impôts et de choisir librement leur pasteur.
Luther donne un message de paix mais il a été infiltré par des fanatiques qui prêchent une révolution violente qui préfigure le mouvement anabaptiste (refus du baptême au plus jeunes).

***Complément***
Anabaptisme
L'anabaptisme, est la pensée protestante qui prône un baptême volontaire et conscient, à un âge où la personne est en mesure de comprendre l'engagement qu'elle prend. Le mot vient du grec ecclésiastique anabaptizein signifiant « baptiser à nouveau ». Cette pensée est un point essentiel de la Réforme radicale protestante.
Le terme a pris historiquement un sens politique, dans le sens où ce mouvement s'opposa au pouvoir politique et religieux en place dans le canton de Berne au XVIe siècle.
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Cette guerre des paysans durent de mars à mai 1525 et Luther doit prendre position... soit il se met du côté des princes, soit du côté des paysans. Il décide finalement de se mettre du côté des princes et il dit même « Tuez-les, égorgez-les! ». En faisant un tel acte, il a pu sauver sa réforme dans la mesure ou ces princes savent que celle-ci n'est pas un danger pour le domination ni leur pouvoir. De ce fait, certains princes allemands adoptent le luthéranisme dans leur principauté.
Charles Quint ne souhaitent pas que l'Allemagne devienne protestante et il veut empêcher cette hérésie! Cependant, il n'est pas souvent en Allemagne et il laisse son frère Ferdinand gérer tout ça D'un côté, il y a les turcs qui s'approchent et Ferdinand a besoin des prince allemands pour protéger l'empire et il leur donne certaines libertés.
En 1525, le siège de Vienne par les Turcs échouent. A la diète de 1529, on réitère le fait d'avoir une seule religion. Fondation des princes protestants allemands du Nord de la ligue de Smalkade dirigée par Philippe de Hesse mais cette ligue sera écrasée en 1547.

***Complément***
La ligue de Smalkalde
La ligue de Smalkalde ou Ligue de Schmalkalden (en allemand Schmalkaldischer Bund) est une union militaire, contre Charles Quint, de princes protestants allemands du Nord avec principalement Philippe de Hesse puis l'électeur Jean Frédéric de Saxe en 1531. Elle demande l'aide du grand rival de l'empereur, le roi de France François Ier. La ligue est écrasée par Charles Quint à Mühlberg le 24 avril 1547.
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Charles Quint impose un règlement que l'on appelle l'intérim (intérim= en attendant que...) d'Augsbourg. Ceci est un essai de compromis ou il maintient le catholicisme et refuse le protestantisme bien qu'il soit accepté avec certaines concessions envers les princes. Charles Quint perd Maurice de Saxe qui s'est mis au service du roi de France et cela l'affaiblit d'autant plus qu'il est en guerre contre la France et il laisse son frère Ferdinand qui déclare la paix d'Augsbourg en 1555 qui est un acte important dans les affaires religieuses du temps et est fondé sur « cujus regio, cujus religio » (« A chaque principauté sa religion »). Ainsi, le prince est libre de choisir sa religion et de l'imposer à ses sujets mais seulement pour le luthéranisme. Cette paix est le signe de l'échec de Charles Quint dans l'empire de celui qui n'a pas réussi à maintenir l'unité religieuse dans son empire. Cela est du au fait que l'empereur n'a pas la réalité du pouvoir. Dans les grandes principautés allemandes, il y a le Saxe avec les princes qui veulent affirmer leurs pouvoirs et se conduisent comme des rois et on retrouve une plus grande centralisation à l'image des royaumes français d'une plus grande autorité. Charles Quint meurt en 1558 et il laisse l'empire à Ferdinand le St empire (germanique et autrichien) et à Philippe II l'Espagne et les territoires du nouveau monde. Il y a l'idée selon laquelle l'empereur dispose d'un pouvoir temporel.

IV)Les affaires religieuses dans l'Angleterre du XVIéme siècle

***Complément***
Henri VIII
Henri VIII (28 juin 1491 – 28 janvier 1547), fut roi d'Angleterre de 1509 à 1547. Deuxième fils d'Henri VII d'Angleterre, la mort de son frère Arthur lui permit d'accéder au trône en 1509. Il mit alors ses fortes qualités intellectuelles au service de son pays. Il s'appliqua à entretenir de bonnes relations avec la France et l'Espagne. Il épousa d'ailleurs Catherine d'Aragon, veuve de son frère et tante de Charles Quint, mais demanda l'annulation du mariage en 1527 car elle ne lui avait pas donné d'héritier mâle vivant. Il eut 6 épouses dont la liste suit. L'annulation lui est refusée par l'Église. Jusqu'alors fervent catholique, il s'oppose au pape Clément VII et parvient à faire prononcer l'annulation en 1533 par Thomas Cranmer qui deviendra ensuite archevêque de Canterbury. Épris d'Anne Boleyn, il la fait couronner peu de temps après. L'année suivante, il instaure l'acte de suprématie et fait exécuter ses opposants (Thomas More, Jean Fisher). N'ayant que des filles, il contribue à l'exécution de son épouse et s'unit à Jeanne Seymour. Son premier fils, Édouard VI, vient enfin au monde en 1537 (mais Jeanne meurt peu après) et permet la consolidation de sa dynastie. Il lui succédera en 1547. Il aura encore trois épouses, Anne de Clèves (répudiée), Catherine Howard (exécutée) et Catherine Parr (qui elle survivra un an). Henri VIII est le fondateur de l'anglicanisme.
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Henry VIII est roi depuis 1509 et il a épousé Catherine d'Aragon qui est la tante de Charles Quint. De cette union naitra 6 enfants dont 5 mourront prématurément et seule Marie Tudor survit. C'est une malédiction puisqu'il n'y a pas d'héritier mâle et l'on pense que cela vient du fait qu'il a épousé la veuve de son frère Ainsi, Henry VIII veut changer de femme afin d'obtenir un héritier. Il verra Anne Boleyn et demande au pape d'annuler son mariage
Malheureusement, Clément VII est sous l'autorité de Charles Quint qui refuse cette rupture, ce qui influence fortement le pape qui refuse également. Henry VIII décide alors de faire juger ce procès qui lui annule ce mariage Il se remarie en 1533 et refuse d'obéir au pape et Henry VIII décide de ne plus payer les impôts ecclésiastiques. En Novembre 1534, il fait voter un acte de suprématie qui oblige tous les anglais à reconnaître le roi comme chef suprême de l'Église d'Angleterre et oblige également ceux qui ont des fonctions politiques ou judiciaires à prêter serment au roi. Beaucoup ont refusé de prêter serment dont Thomas More qui sera condamné puis décapité. Le roi a la volonté de diriger l'Église et ses revenus. Lorsqu'Henry VIII fait voter l'acte de suprématie, il fait de l'Angleterre un pays schismatique mais pas pour autant protestante. En 1539, il y a le vote des 6 articles ou articles de sang. Il y eut de nombreux exécutions notamment sur les protestants et les papistes. Henry VIII meurt et Edouard VI succède à son père à l'âge de 9 ans et son entourage est favorable au calvinisme et du fait de son jeune âge, ce sera son entourage qui gouvernera à sa place de 1547 à 1552. Ainsi, ils infléchissent l'anglicanisme vers un protestantisme calviniste et on publie dans l'Angleterre un livre de prières très proche des thèses calvinistes. On impose une confession de foi avec les 42 articles en 1552. Ceux-ci réglementent l'organisation et les dogmes d'état dirigé par le pouvoir royal mais avec une hiérarchie catholique. Calvin a beaucoup fait pour organiser à l'aide de sa correspondance le calvinisme en Angleterre.

***Complément***
Marie Tudor
Marie Ire ou Marie Tudor (18 février 1516 - 17 novembre 1558) était la fille du roi Henri VIII et l'avant-dernier monarque de la dynastie de Tudor. Reine d'Angleterre, de France (seulement en titre) et d'Irlande de plein droit, elle fut aussi reine consort d'Espagne de par son mariage avec Philippe II. On la connait aussi sous le nom de «Marie la Sanglante » (Bloody Mary), à cause des persécutions qu'elle mena envers les protestants pendant son règne de 1553 à 1558 pour rétablir la religion catholique en Angleterre.
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Marie Tudor sera la prochaine reine et elle fut élevée dans un humanisme catholique et quand elle arrive au pouvoir, elle prendra le contre-pied des mesures du catholicisme et épurera le clergé. Elle sera surnommée Marie la Sanglante et fit 280 victimes avec les persécutions protestantes. Marie Tudor règne de 1553 à 1558 mais elle n'est pas apprécié par le peuple et elle fut mariée à Philippe II. De plus, Marie Tudor a mis en place une confiscation de domaine qui appartenait naguère à l'Église Elle meurt en 1558 et n'a pas d'héritier.

***Complément***
Élisabeth 1ére
Élisabeth Ire d'Angleterre (7 septembre 1533 à Greenwich – 24 mars 1603 à Richmond) fut l'un des plus célèbres souveraines d'Angleterre. Également nommée "Gloriana" ou "Good Queen Bess" par ses partisans, Élisabeth Ire fut reine d'Angleterre, de France (seulement en titre) et d'Irlande du 17 novembre 1558 jusqu'à sa mort. Elle parlait le latin, le grec, le français et l'italien. Son accession au trône marque le début de la période élisabéthaine, pendant laquelle l'Angleterre s'élève au rang de grande puissance et pose les bases d'un empire maritime hégémonique.
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Élisabeth 1ére , fille d'Henry VIII considérée comme une bâtarde par l'Église romaine puisqu'elle est née du second mariage. Elle n'a pas d'intérêt à poursuivre la politique de Marie Tudor et Élisabeth fut considérée comme une reine de la renaissance et est opposée à la curie romaine. Elle a entretenu le mythe de la « reine vierge » et la championne du protestantisme. La reine a su susciter l'amour et des éloges de son peuple. Elle était fortement aidé par William cecil.

***Complément***
William Cecil
William Cecil (13 septembre 1521, Lincolnshire – 4 août 1598), premier baron de Burghley fut secrétaire d'État sous Édouard VI d'Angleterre puis Élisabeth Ire d'Angleterre et grand trésorier d'Angleterre.
Il fut élu deux fois membre du parlement, se fit remarquer par la fermeté et l'indépendance de ses opinions, notamment dans son sens de l'État face aux protestants dont il était proche, fut nommé secrétaire d'État par Élisabeth en 1558, assembla un parlement où l'on traita d'un plan de réforme dans la religion, et eut la plus grande part à l'établissement des 39 articles de 1563 qui forment la base de cette réforme. En 1588, il conclut un traité avantageux pour l'Angleterre, entre Élisabeth et les États de Hollande. Élisabeth, pour le récompenser de ses services, l'anobli baron de Burghley en 1571. Son fils est Robert Cecil.
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Élisabeth 1ére reprendra la politique de son père en soumettant l'Église anglicane au pouvoir royal. En 1559, elle se fait attribuée le titre de « suprem governor » de l'Église anglicane et le parlement vote un acte de suprématie et qui punit tout ceux et toutes celles qui s'opposent. En 1563 sont publiés les 39 articles qui deviennent le texte officiel de l'Église anglicane et ces articles imposent le « compromis élisabéthain » en imposant un dogme élisabéthain avec une hiérarchie ecclésiastique: archevêques, évêques et pasteurs qui peuvent se marier On adopte le dogme protestant calviniste mais le compromis ne satisfait pas tout le monde avec les puritains.

V)La division des pays bas et la naissance des provinces-unies [1559-1609]

C'est la question religieuse qui fut à l'origine de cette division. Les pays-bas étaient 17 provinces qui s'étendaient de l'Artois à la frise des pays-bas actuel. En 1555, Charles Quint a partagé ses provinces avec Philippe II.

***Complément***
Philippe II
De la dynastie des Habsbourg, fils et successeur de l'empereur Charles-Quint et d'Isabelle de Portugal, Philippe. En 1543, il épouse sa cousine Marie de Portugal puis se remarie en 1554 avec Marie Tudor d'Angleterre, espérant ainsi dresser l'Angleterre contre la France, mais la mort de son épouse sans descendance ne lui permet pas de mener à bien son projet. Dans les premiers temps de son règne, les forces espagnoles battent les Français à Saint-Quentin (1557) et à Gravelines (1558), et le traité de Cateau-Cambrésis (1559), met fin aux guerres d'Italie et assure la domination de l'Espagne sur le Piémont. Une des dispositions du traité prévoit de plus le mariage de Philippe II avec Élisabeth de France, qui avait été fiancée à son fils Don Carlos. En 1561, Philippe fait de Madrid la capitale de l’ Espagne et commence, en 1563, la construction de l'Escurial dont le plan en forme de gril évoque le martyre de saint Laurent. Aux Pays-Bas, Philippe combat les calvinistes et introduit l'inquisition En Espagne, Philippe poursuit la politique de son père, mais avec un tempérament méticuleux qui le pousse à développer une bureaucratie minutieuse. Il favorise la contre-réforme, persécute les morisques (musulmans convertis) et provoque leur révolte en 1568. En 1571, Philippe envoie son demi-frère Juan d'Autriche et les forces navales espagnoles pour contrer la puissance des Turcs en Méditerranée. La victoire de Lépante, permet d'écarter définitivement le danger turc. Revendiquant les droits qu'il tenait de sa mère, Philippe II annexe le Portugal en 1580. Opposé à l'Angleterre pour des raisons religieuses mais également parce que ce pays constitue la seule puissance maritime susceptible de rivaliser avec l'Espagne, il dépêche, en 1588, une flotte vers les îles Britanniques, qu'il baptise lui-même l'«Invincible Armada», mais cette expédition, mal préparée, essuie un échec retentissant. De 1590 à 1598, Philippe est de nouveau en guerre avec la France, apportant son soutien aux forces catholiques de la Ligue contre Henri IV et les protestants, jusqu’au traité de Vervins, en 1598.
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Philippe II ne pouvait-être présent aux pays-bas et il a délaissé ses pouvoirs à Marguerite de Parme qui gouverne les pays-bas et qui été conseillère de Granvelle. Les Pays-bas sont des provinces riches, l'agriculture à la flamande, Anvers qui était le plus grand port au XVIéme siècle Ils étaient aussi très habiles dans le textile et possédaient une forte population avec 3 millions d'habitants. Les traditions urbaines sont fortes et ils sont attachés à une semi-autonomie politique dans la mesure ou il existe des états provinciaux et généraux. Ces provinces commencent à être gagner par les nouvelles idées religieuses et des livres protestants circulent. Depuis le Moyen-Âge, les villes ont des privilèges et les pays-bas étaient des états provinciaux qui sont considérés comme étant une « plaque tournante du commerce ». Au XVIéme siècle, il y a eu une division et ils se sont scindés en 2 puis 7 provinces au Nord qui se sont séparées et sont devenues protestantes et indépendantes.
Cette division commence par la volonté de centralisation des espagnols avec des lois sévères mais pas appliquées avec rigueur sous Charles Quint mais avec Philippe II, le souhait de centralisation s'accentue et cela alourdit la domination espagnole sur les pays-bas. En 1559, il change la carte religieuse des pays-bas, ainsi il découpe des diocèses et archevêchés afin qu'ils appartiennent à l'empire. Philippe II veut choisir lui-même les évêques et les placer afin d'augmenter son autorité mais cela mécontente les élites du pays notamment la noblesse dans la mesure ou Philippe II place sur les sièges épiscopaux des espagnols ou des framcontois puisque le cardinal de Granvelle est le principal conseiller de Marguerite de Parme.

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Marguerite de Parme
Marguerite de Parme ou Marguerite d'Autriche, en italien Margherita d'Austria (née à Audenarde le 28 décembre 1522, morte à Ortona le 18 janvier 1586), duchesse de Parme et Plaisance, est une fille naturelle de Charles Quint. En 1559, Philippe II nomme Marguerite gouverneur des Pays-Bas qui sont en révolte contre la domination espagnole. Marguerite part de Plaisance le 25 mai au milieu des acclamations de la foule. Quand elle rejoint Gand, le roi la présente aux États-Généraux et il lui confère les pleins pouvoirs. Elle cherche une médiation pour éviter que n'éclate une révolte, adoucissant la politique anticalviniste que mène Philippe II et afin de rapprocher les éléments les plus modérés de la société flamande de l'autorité royale. Cependant un conflit éclate qui se termine en sa faveur, l'autorité royale et le culte catholique sont rétablis. Les désaccords avec son frère la conduisent à demander la fin de sa charge, elle est remplacée par Ferdinand Alvare de Tolède, duc d'Albe.
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Dans une famille noble, le cadet est souvent redirigé vers l'Église mais à cause de Philippe II, les nobles ne peuvent plus et en 1565, ils exigent l'abandon de la réforme de Philippe II ainsi que la suppression de l'inquisition dans les pays-bas et la convocation des états généraux. On a appelé cela la « révolte des gueux » étant donné qu'ils avaient pour emblèmes des écuelles et des besaces. Ces emblèmes sont choisis pour montrer que les pays-bas seraient par la suite ruinée à cause des espagnols.
Les Gueux en 1566 provoquent des troubles dans les provinces sud des pays-bas et sont conduites par des seigneurs et des nobles qui s'en prennent aux églises, lieux de cultes, autels et des statues de saints. Ce mouvement se nomme « iconoclaste » (Qualifie une personne qui détruisait les images saintes au VIIIème siècle). Cela dure 2 mois (fin aout à début septembre) et fut guidé depuis Genève ou vivait Calvin. La situation économique n'est pas bonne et la motivation religieuse est importante comme si il y avait un mot d'ordre. Les calvinistes ne reconnaissent pas la transsubstantiation et piétinent les ostilles en provoquant Dieu. Cela a une valeur didactique dans la mesure ou malgré les offenses à Dieu, celui ne réagit pas et cela montre que les catholiques ont tort. On casse les autels puisque c'est la que se pratique la transsubstantiation Les espagnols sont sont dispersés et la révolte n'est pas durement réprimée mais Philippe II envoie une armée dirigée par le duc de l'Able afin de punir les pays-bas et il met en place un tribunal « le conseil des troubles » et on enquête pour retrouver les coupables et la répression commence avec des arrestations et des condamnations ainsi que la confiscation de leurs biens. Parmi les victimes figurent Egmont et Hornes qui ont été décapités en 1568. Guillaume d'orange a réussi à s'enfuir avant de se faire arrêter et c'est lui qui prendra le relais du commandement de la résistance aux espagnols jusqu'à son assassinat en 1584.

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Transsubstantiation
C'est le fait de considérer le pain symbolisant la présence du corps du Christ et le vin son sang.
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***Complément***
Guillaume d'orange
Le prince Guillaume Ier d'orange-Nassau, prince d'orange, comte de Nassau, aussi appelé Guillaume d'orange ou Guillaume le Taciturne est né le 24 avril 1533 à Dillenburg et mort le 10 juillet 1584, assassiné par Balthazar Gérard au Prinsenhof de Delft. Il fut prince d'orange, comte de Nassau de 1544 à 1584, stathouder de Hollande, stathouder de Zélande, stathouder d'Utrecht de 1559 à 1584, comte de Katzenelbogen, comte de Vianden, burgrave d'Anvers. Les avis sur le prince sont partagés, mais l'historien Jan Romein le considère comme le fondateur de la civilisation néerlandaise. Il a en tout cas joué un rôle majeur dans la création de la nation néerlandaise : aux Pays-Bas, on l'honore du titre de Père de la Patrie.
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Guillaume d'orange se convertit au Calvinisme en 1572 et il ne mit pas trop en avant la religion mais d'avantage la résistance envers les espagnols. C'est par la suite que le protestantisme deviendra le « ciment de la résistance ». En 1579, 2 unions avec celle d'Arras (6 janvier) qui rassemble les 10 provinces du Sud et l'union d'Utrecht le 23 janvier.

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Union d'Arras
L'union d'Arras fut conclue à Arras le 6 janvier 1579 entre l'Artois, le Cambrésis, le Comté de Hainaut et la Flandre romane (à l'exception du Tournaisis), sous l'impulsion d'Alessandro Farnese. Les trois pays s'inquiétaient de la politique des calvinistes dans les villes de Flandre et dans le reste des Pays-Bas. La violence contre les prêtres catholiques et contre les églises et les couvents contrevenait aux accords passés lors de la Pacification de Gand. Aussi les provinces du Sud décidèrent-elles de se rapprocher afin de défendre la foi catholique et la loyauté au roi. Quelques semaines plus tard, l'Union d'Utrecht sera proclamée par une série d'autres Pays-Bas espagnols, s'opposant ainsi à l'Union d'Atrecht (Arras en néerlandais). L'union d'Arras de son coté fut suivie du Traité d'Arras, le 17 mai, par lequel les provinces de cette union se réconciliaient avec le roi Philippe II d'Espagne
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Union d'Utrecht
L'union d'Utrecht (Unie van Utrecht en néerlandais) est un traité signé le 23 janvier 1579, à Utrecht aux Pays-Bas. Ce traité unifia les provinces désirant se séparer des Pays-Bas espagnols pour des raisons autant politiques que religieuses. L'union d'Utrecht est souvent considérée comme étant l'acte instigateur de l'indépendance des Provinces-Unies, qui ne fut reconnue qu'en 1648, par l'Espagne, à la fin de la Guerre de Quatre-Vingts ans, par le traité de Westphalie.
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Les provinces unies naissent en 1581 quand le traité d'Utrecht ne reconnaît plus Philippe II. Ils ont pu résister à l'Espagne grâce à la chance puisqu'ils sont loin de l'Espagne et en 1588, l' « invincible armada » fut détruite par des tempêtes. Les pays-bas ne parviennent pas à contenir la révolte. Mais les espagnols ne retrouveront jamais leur autorité sur les provinces du Nord et en 1648 lors de la guerre de Westphalie, les provinces-unies deviennent un nouvel état européen. Qu'est-ce qui était à l'origine de cela? Selon Henri Pirenne, si il y a eu division, c'est à cause de la religion et pour lui, les pays-bas étaient une communauté de civilisations et étaient content de vivre ensemble. Le facteur religieux a fait remonter un sentiment national mais il est probable que la configuration sociale n'étaient pas la même avec des nobles du sud favorisés par les espagnols alors qu'au Nord, il y a eu une émergence d'une bourgeoisie qui prit un rôle économique très important.

VI)La situation religieuse en France au XVIéme siècle

Les idées protestantes pénètrent très vite au XVIéme siècle et on parle des luthériens et de la secte luthérienne. Pourtant, la France n'est pas prêtre à accueillir ces idées et ceux qui se le réclament sont brûlés. On voit progressivement des gens qui sans adopter le protestantisme souhaitent une réforme du catholicisme. A titre d'exemple, ils veulent qu'on lise les textes en français et aussi une simplification du culte et veulent aussi que le peuple chrétien soit mieux instruit. Ces gens sont les « pré-réformateurs », il y eut le Cénacle de Meaux présidé par G. Briconnet.

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Cénacle de Meaux:
Devant le manque flagrant de culture du bas clergé de l'époque, le cénacle travaillait à la réforme de l'Église. Il est partisan de l'évangélisme : cette doctrine qui vise une réforme évangélique passant par la traduction en langue vulgaire du Nouveau Testament entend revenir aux sources du christianisme, à l'enseignement originel du Christ via la lecture directe des textes sacrés.
Mais les Franciscains alliés aux Docteurs en théologie de la Sorbonne dont le redoutable Noël Bédier s'opposent à ces réformes. Aux yeux des autorités ecclésiastiques, cet évangélisme semble une dérive dangereuse , car elle ouvre la voie à toutes les interprétations contradictoires ; elles le font remarquer en Sorbonne. L'université de Paris et ses très réputés docteurs en théologie constituent un milieu responsable de l'orthodoxie des textes sacrés. Attachés à la scolastique, l'anagogique et la topologique, fermés à ce type de réforme, ils useront de tout leur pouvoir de censure face à la diffusion de ces idées. Ce faisant, ils parviendront, en 1525, à mettre fin au cercle de Meaux.
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François 1er n'est pas hostile à cela puisque ça ne menace pas la couronne et il a une sœur Marguerite de Navarre qui soutient les pré-réformateurs. François 1er est en guerre contre les espagnols et il se fait capturer en 1525 à la bataille de Pavy. Pendant ce temps-la, le parlement de Paris fait régner l'ordre et s'en prends au Cénacle de Meaux et le condamne et bannis ces membres. François 1er rentre en 1526 et désavoue le parlement de Paris, rappelle et protège le cénacle de Meaux. Il est également favorable aux idées nouvelles mais pas protestantes. Il changera d'attitude en 1534 avec l'affaire des placards qui seront affichés sur sa porte dénonçant la messe catholique comme étant idolâtre. Une agression est faite envers la religion et le roi en prêtant serment lors de son sacre de défendre la religion catholique décide de réagir et de lutter contre l'hérésie. De ce fait, François 1er devient plus rigoureux et n'acceptera plus aucun écart religieux. Il n'a aucun intérêt surtout depuis 1516 avec le concordat de Bologne ou le roi obtient du Pape le fait de pouvoir désigner les évêques. Le protestantisme est une religion désacralisante, or le pouvoir du roi est sacralisé par le pape. La fin du règne de François 1er coïncide avec des bouleversements comme en 1545 à Mérindol ou on envoit la troupe pour disperser les habitants que l'on croit protestant. On brûle vif quelqu'un qui sent le fagot dont Etienne Dollet qui est un humaniste à qui on a trouvé chez lui des livres protestants et il avait fait ses études en Italie.
En 1562 débute les guerres de religion. C'est le moment ou le calvinisme fait des progrès en France et va concerner 10% de la population française Il y a l'influence de Calvin qui correspond avec des gens qu'il a connu en France notamment l'élite. Cela touche aussi les « petites gens », des bourgeois de grandes familles et de grandes familles nobles comme les bourbons d'Albret ou les Montmorenay. Ils sont très présents en Normandie, dans le sue-ouest du massif central et au Sud avec les Cévénes.
Pourquoi se convertissent-ils? La petite et moyenne bourgeoisie est pauvre et cela est une revanche contre la Monarchie et les grands nobles aussi.

***Complément***
Henri II
Henri II (né à Saint-Germain-en-Laye, le 31 mars 1519 et mort le 10 juillet 1559 à Paris), est roi de France de 1547 à sa mort. Deuxième fils de François Ier et de Claude de France, il devient l'héritier du trône à la mort de son frère aîné en 1536. Monarque tout à fait représentatif de la Renaissance française, Henri II poursuit l'œuvre politique et artistique de son père. Il continue les guerres d'Italie, en concentrant son attention sur l'empire de Charles Quint qu'il parvient à mettre en échec. Henri II maintient la puissance de la France mais son règne se termine sur des évènements néfastes comme la défaite de Saint-Quentin (1557) et le traité du Cateau-Cambrésis qui met un terme au rêve italien.
Son règne marque également l'essor du protestantisme qu'il réprime avec davantage de rigueur que son père. Devant l'importance des adhésions à la Réforme, Henri II ne parvient pas à régler la question religieuse, qui débouche après sa mort sur les guerres de religion.
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Henri II fut sévère et suivit comme son père et mit en place une législation sévère comme l'édit de châteaubriant en juin 1561 qui réclame des certificats d'orthodoxie pour prouver qu'ils sont catholiques. On menace les librairies qui auraient, posséderaient ou vendraient des livres protestants. Henri II n'a jamais transigé et c'est sa veuve Catherine de Médicis qui eut une attitude pour tenter de ménager et de contenter les 2 camps. Elle appela le protestant amiral de Collini qui disait « nous sommes français, nous sommes chrétiens ». Dés 1562 commença les guerres civiles religieuses en France qui durent jusque 1598. En fait, elles ont duré jusque 1594. Pendant ces guerres entre catholiques et protestants, il y eut des massacres. Ces guerres étaient aussi pour le pouvoir et chacun désire l'atteindre ainsi que pour l'argent.
Dans cette période, le massacre de la St Barthélémy commence avec un mariage entre Henri de Navarre et Marguerite de Valois le 15 août 1572. Durant ce mariage, les nobles protestants y allèrent en masse et un ministre protestant subit un attentat qui échoue et cela marquera la point de départ d'une querelle catholique/protestant. C'est pour cette raison que Catherine de Médicis a décidé de les tuer et au matin du 24 août, les protestants sont éliminés. « Tuez-les tous, le roi le commande! ». Il y eut une propagande politique contre les italiens et on a justifié ce massacre par la peur d'être engagé dans une guerre contre les catholiques à l'étranger. On a aussi dit que c'était une vengeance ou aussi que Charles IX aurait été d'accord car faible d'esprit. On dit aussi que Catherine de Médicis n'a pas été seule responsable et que Collini ne voulait pas faire entre la France dans une guerre. Elle voit la responsabilité par la pape. J-L de Bourgeon montre que si ce massacre a eu lieu, c'est parce que Paris était en état d'insurrection et le roi était obliger de maintenir l'ordre sous peine d'être accusé de faible par les Guise.

***Complément***
Massacre de la St Barthélémy
Le Massacre de la Saint-Barthélemy est le massacre perpétré à Paris par les catholiques sur les protestants le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy. Ce massacre s'est prolongé dans la capitale pendant plusieurs jours, puis s'est étendu à plus d'une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes. Cet épisode tragique des Guerres de religion résulte d'un enchevêtrement complexe de facteurs multiples, aussi bien religieux et politiques que sociaux. Il est la conséquence des déchirements militaires et civils de la noblesse française entre catholiques et protestants, notamment de la vendetta entre le clan des Guise et celui des Châtillon-Montmorency. Il est le résultat d'une sauvage réaction populaire, ultra-catholique et hostile à la politique royale d'apaisement. Il reflète également les tensions internationales entre les royaumes de France et d'Espagne, avivées par l'insurrection aux Pays-Bas.
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La St Barthélemy fait partie de ces guerres de religion qui se place alors dans une période d'affaiblissement de la royauté. C'est la fin de la dynastie des Valois. L'un des possibles successeurs et Henri de Navarre mais il est protestant et après le massacre, le mouvement protestant est fortement affaibli dans la mesure ou ses chefs nobles sont morts.

***Complément***
Henri III
Henri III (19 septembre 1551 à Fontainebleau - 2 août 1589 à Saint-Cloud) est le quatrième fils d'Henri II, roi de France et de Catherine de Médicis. Il est sacré à Reims le 13 février 1575 sous le nom d'Henri III et le 15 février il épouse Louise de Lorraine. En montant sur le trône de France, Henri III a hérité d'un royaume divisé où son autorité n'est que partiellement reconnue. Son règne est marqué par de sérieux problèmes religieux, politiques et économiques. Quatre guerres de religion se déroulent sous son règne. Henri III doit faire face à des partis politiques et religieux soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir celui de la Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le 2 août 1589 après avoir été poignardé par le moine Jacques Clément.
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Il y eut la ligue [1576-1594] qui se déroule sous le règne d'Henry III qui est sans héritier et qui aime les excès, la fête et la débauche. Il a mauvaise réputation et c'est l'impression d'un roi qui ne tient pas son rang. Il n'a jamais eu de succès militaire et il se fait battre par l'armée protestante d'Henri de Navarre. Ce roi a mis en place une nouvelle organisation de l'État C'est un roi qui se défait de ses ennemis en les tuant par traîtrise comme à Henri de Guise (le beau roi de Paris) et son frère le cardinal qui furent assassinés le 23 décembre 1588. Ceci a soulevé une protestation et un scandale terrible et on a vu diffusé des écrits régicides appelant à tuer le roi? Ces écrivains son appelés des « monarchomaques ». C'était d'abord les protestants qui étaient comme ça après la St Barthélémy en appelant à tuer le roi Charles IX parce qu'il avait rompu le « contrat ». Pour eux, il y a un double contrat entre Dieu et les hommes et celui avec les princes et les hommes.

***Complément***
Contrat de Dieu et des hommes
Dieu donne le pouvoir au roi qui doit respecter son peuple dans la mesure ou Dieu soutient les hommes.
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Rupture du double contrat! Ces thèses monarchomaques sont reprises à la fin du XVIéme siècle au moment de la ligue des catholiques qui pensent qu'Henri III a rompu ce double contrat. Le 1er août 1589, Henri III est poignardé par Jacques Clément et son corps sera démantelé

***Complément***
Ligue des catholiques
La Ligue catholique ou Sainte Ligue ou Sainte Union est le nom donné à un regroupement de catholiques, créé en Picardie, en 1576. Il est appuyé par le pape Sixte V, les Jésuites, et Philippe II d'Espagne. Ce parti ultra-catholique se forme en réaction à l'édit de Saint-Germain (1570) et à l'édit de BeBeaulieu (6 mai 1576) jugés trop favorables aux protestants ; il a pour but d’extirper définitivement le protestantisme de France. Son succès est tel qu'elle devient un danger pour la monarchie. En 1588, elle parvient à chasser le roi Henri III de la capitale. La Ligue décline petit à petit devant les victoires du roi Henri IV. Elle constitua un des plus grands dangers que connut la monarchie française avant l’avènement de l’absolutisme.
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La dynastie des Valois s'éteint et Henri de Navarre devient roi mais il est protestant et comme la France est déchirée par ces guerres de religion, la majorité du peuple qui est catholique reste hostile. Henri de Navarre renonce au protestantisme en 1593 et se fait sacrer roi en 1594 à Chartres et non à Reims qui est occupé par les ligueurs. Henri IV devra lutter pour assoir sa domination sur le royaume et il va acheter la fidélité de grands nobles qui renforcent sa position et il peut aussi compter sur un groupe de politique qui forme le tiers-parti. Ce sont les modérés qui considèrent que l'important est le « salut » de l'État et que cela ne passe pas obligatoirement par l'unité de la religion. C'est à dire que l'on peut être fidèle au roi qu'importe sa religion.

***Complément***
Henri IV
Henri IV, né Henri de Bourbon (13 décembre 1553 à Pau - 14 mai 1610 à Paris) fut roi de Navarre (Henri III de Navarre, 1572-1610) puis roi de France (1589-1610), premier souverain français de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne. En vertu de la « loi salique » cette filiation fera d'Henri le successeur naturel du roi de France à la mort de François, duc d'Anjou (frère et héritier du roi Henri III), en 1584. Contemporain d'un siècle ravagé par les guerres de religion, il y fut d'abord lourdement impliqué en tant que prince de sang et chef protestant avant d'accéder au trône de France. Pour être accepté comme roi, il se convertit au catholicisme, et signa l'édit de Nantes, énième traité de paix qui autorisait tout en la limitant la liberté de culte pour les protestants mais mit fin aux guerres de religion. Il fut assassiné le 14 mai 1610 par un fanatique, François Ravaillac, rue de la Ferronnerie à Paris.
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D'avril à Mai 1598 fut signé l'édit de Nantes. Ceci est un ensemble de documents législatifs ou il y a un édit de brevets secrets d'un autre texte les particuliers. Il y a 52 articles, 2 brevets secrets et les particuliers composés de 57 articles. L'édit de Nantes est dit « irrévocable » et ordonne l'amnistie des condamnations religieuses et le rétablissement du culte catholique partout en France. Il y a aussi une cohabitation et une tolérance au sujet de la RPR (religion prétende réformée) ou les tutoyeurs de Dieu. On ne peut plus condamner quelqu'un à cause de sa religion et la liberté de culte est imposée. On autorise une ville/un temple par baillage. Les protestants peuvent accéder à toutes les fonctions du royaume. Dans toutes les provinces ou il y a des catholiques et des protestants, il y a des tribunaux mixtes.
Il y a des choses secrètes puisqu'Henri IV a négocié avec les ligueurs en interdisant totalement le protestantisme à Paris, Dijon, Reims et Toulouse. Il y a aussi un engagement auprès des protestants puisque le roi paie les frais de culte, l'entretien de garnisons (place de sureté) au nombre de 51. Cet édit de Nantes est considéré comme une victoire de la tolérance civile et on admet qu'il puisse y avoir une seconde religion tolérée. Pour d'autres, c'est une semi-défaite pour les protestants qui sont civilement protégés mais religieusement défavorisés puisqu'ils ne sont pas libres partout. L'édit de Nantes a été difficilement appliqué et Henri IV a du menacer pour officialiser son édit .

[i]Ccl: Est-ce que la situation est durable? Dans un royaume ou le pouvoir du roi est sacralisé et ou le roi promet de lutter contre l'hérésie, cela sera difficile puisque « Une foi, un roi et une loi ».
L'édit de Nantes sera t-il tenu? Non, sous Louis XIII, il y aura des guerres contre eux et en 1629, il y aura la suppression des garnisons et après il ne doit pas y avoir d'états protestants dans l'État Sous Louis XIV, l'édit de Nantes sera révoqué avec l'édit de fontainebleau de 1685.
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